Vendre à un marchand de biens consiste à céder votre propriété à un professionnel qui l’achète pour son compte, avec un projet de revente. À Nantes, cette option peut intéresser les propriétaires de biens à rénover ou à transformer. Son intérêt dépend du prix proposé, des conditions et du calendrier. Une prise de contact, une offre et une vente réalisée sont trois étapes distinctes.
Cet article présente des informations générales, sans conseil juridique, fiscal ou notarial personnalisé.
Marchand de biens, agent immobilier, promoteur et investisseur : quels rôles ?
Le marchand de biens achète avec l’intention de revendre. Il peut envisager une rénovation, une restructuration, une division ou une revente sans transformation importante. Il assume le risque financier de son opération. DGFiP.
L’agent immobilier intervient comme intermédiaire pour le compte d’un client, dans le cadre d’un mandat. Il recherche ou rapproche vendeur et acquéreur ; il n’est pas l’acheteur du seul fait de sa mission. DGCCRF.
Le promoteur réunit les moyens nécessaires à la réalisation d’un programme immobilier destiné à la vente, notamment un projet de construction. Un investisseur patrimonial achète plutôt pour conserver le bien, en tirer des loyers ou constituer un patrimoine. Cette distinction décrit des objectifs : elle ne détermine pas, à elle seule, le régime fiscal d’une opération. Insee.
Quels biens peuvent intéresser un acquéreur professionnel ?
Selon sa stratégie, un marchand de biens peut examiner une maison nécessitant des travaux, un immeuble résidentiel, un bâtiment dont la configuration pourrait évoluer ou une propriété avec du terrain. Un potentiel apparent reste à vérifier.
L’emplacement, l’état, l’occupation et la demande à la revente comptent. Les possibilités diffèrent selon les quartiers de Nantes et les communes de Loire-Atlantique.
Les vérifications propres au bâtiment sont présentées dans les vérifications pour diviser un bâtiment. Pour le détachement d’une parcelle, consultez les vérifications pour détacher un terrain.
1. Présenter le bien et les informations disponibles
Pour un premier contact, indiquez les caractéristiques du bien et les documents disponibles. Les pièces pourront être demandées ensuite :
- l’adresse, la nature du bien et sa configuration ;
- les surfaces connues, en précisant leur origine ;
- l’existence de photographies et de plans ;
- l’état d’entretien, les travaux réalisés et les difficultés connues ;
- l’occupation, les baux éventuels et les loyers ;
- le prix demandé et votre calendrier souhaité.
Signalez aussi les titres, diagnostics, autorisations et documents de copropriété disponibles ou manquants.
Si une agence intervient déjà, indiquez-le et vérifiez les engagements de votre mandat. Présenter un bien ne signifie ni qu’il sera retenu ni qu’une offre sera formulée.
2. Étudier les aspects techniques et juridiques
La visite porte sur la structure, la toiture, l’humidité, les réseaux et les accès. Des diagnostics, études ou chiffrages peuvent nécessiter l’intervention de professionnels compétents.
L’examen juridique porte notamment sur la propriété, les servitudes, l’occupation, la copropriété et les autorisations existantes. Il faut également vérifier les contraintes d’urbanisme du projet envisagé.
L’acquéreur étudie son opération, sans prestation de conseil au vendeur. Ses hypothèses ne garantissent pas la faisabilité.
Le vendeur conserve ses obligations d’information et de remise des diagnostics applicables, même si l’acheteur est professionnel. Code civil, Service Public.
3. Comprendre comment se construit une offre
Le professionnel part d’un scénario de revente, puis estime les dépenses : acquisition, études, travaux, financement, assurances, détention et commercialisation. Il tient compte des incertitudes et de la marge recherchée.
Le prix espéré après rénovation n’est pas son budget d’achat. La différence finance les dépenses, les risques et le bénéfice recherché.
Une offre professionnelle n’est ni nécessairement la plus élevée ni automatiquement la plus sûre.
Pour un immeuble, notre article la comparaison entre vente en bloc et vente par lots explique la comparaison entre ces modes de cession.
4. Négocier le prix et les conditions ensemble
Comparez le prix net vendeur, les frais restant à votre charge, les conditions demandées et le calendrier. Identifiez précisément la société acheteuse et son représentant.
Examinez les justificatifs de financement disponibles. Un accord de principe bancaire n’équivaut pas à des fonds définitivement mobilisables.
Négociez aussi les conditions suspensives, l’accès pour les études et la remise des lieux. Une proposition plus élevée peut dépendre de davantage d’incertitudes.
Une offre acceptée peut déjà engager les parties
Une offre contient les éléments essentiels du contrat et la volonté d’être lié si elle est acceptée. Une indication de prix peut n’être qu’une invitation à négocier.
L’acceptation d’une offre ferme peut former un engagement contractuel, selon son contenu et les réserves prévues. Le Code civil pose le principe d’une vente formée par l’accord sur le bien et le prix. N’attendez donc pas l’acte authentique pour faire examiner la portée de votre acceptation. Article 1114, article 1583.
Cet engagement ne signifie pas que les conditions sont réalisées, que les fonds sont disponibles ou que la transaction est achevée.
5. Préparer l’avant-contrat et les conditions suspensives
Le compromis organise en principe un engagement réciproque. La promesse unilatérale de vente engage le vendeur et donne au bénéficiaire une option d’achat pendant une durée définie. Leurs effets diffèrent. Service Public.
L’avant-contrat précise le prix, l’occupation, les documents, les échéances et les conditions.
Financement et autorisations : lire les clauses
Une condition suspensive fait dépendre l’obligation d’un événement futur et incertain. Selon l’accord, elle peut concerner un financement ou une autorisation d’urbanisme nécessaire au projet.
Les clauses précisent démarches, justificatifs et délais. Elles n’autorisent pas un changement d’avis arbitraire ; les conséquences d’un échec dépendent du contrat et des circonstances. Code civil.
Un marchand de biens peut emprunter. Les crédits destinés à financer une activité professionnelle sont exclus du régime protecteur du crédit immobilier prévu par le Code de la consommation. Cela n’empêche pas de négocier une condition contractuelle de financement. Ne présumez donc ni un achat comptant ni une absence de condition. Article L. 313-2.
Le délai de rétractation n’est pas universel
Pour l’acquisition d’un immeuble d’habitation, l’acquéreur non professionnel dispose de dix jours pour se rétracter, à compter du lendemain de la première présentation de la lettre notifiant l’acte, ou de sa remise selon les modalités légales.
Ce délai ne bénéficie ni au vendeur ni au marchand de biens achetant dans le cadre de son activité. Une éventuelle faculté contractuelle de sortie est distincte. Article L. 271-1.
6. Aller jusqu’à l’acte authentique avec le notaire
Le notaire contrôle parties, titres et droits de préemption, prépare les actes, explique les engagements et organise leur publication.
Avant la signature, les conditions doivent être traitées et les fonds nécessaires réunis. L’acte authentique formalise la réalisation de la transaction suivant les modalités convenues, avec paiement et transfert de propriété. Service Public.
La remise des clés dépend de l’occupation et de l’accord. Le notaire ne garantit pas le financement. Un dossier peut échouer ou prendre du retard.
Bien occupé : intégrer la situation réelle
Un logement loué peut être vendu avec poursuite du bail. L’achat par un professionnel ne provoque pas le départ du locataire.
Les baux, échéances, loyers, dépôts de garantie et éventuels litiges influencent le projet et l’offre. Les droits des occupants dépendent notamment du bail et du mode de vente ; leur application doit être vérifiée par le notaire. Service Public.
Si vous occupez le bien, précisez la date de libération envisagée. Distinguez la situation actuelle d’un départ futur encore incertain.
Avantages potentiels et points de vigilance
| Avantage possible | Contrepartie à examiner |
|---|---|
| Vendre sans organiser soi-même les travaux | Travaux, frais, risques et marge intégrés à l’offre |
| Céder globalement un bien à restructurer | Prix à comparer avec les autres scénarios |
| Confier le projet de revente à l’acquéreur | Financement et conditions à vérifier avant engagement |
Avant d’accepter, demandez : qui achète, avec quel financement, sous quelles conditions et à quelle échéance ? Aucun avantage ne garantit la vente. La mention « en l’état » ne supprime pas vos obligations d’information. Votre fiscalité dépend de votre situation ; le régime du marchand de biens ne vous est pas transféré. Code civil, DGFiP.
Questions fréquentes
Le marchand de biens achète-t-il forcément sans prêt ?
Non. Il peut financer l’acquisition avec un emprunt. Vérifiez les modalités et les justificatifs disponibles, ainsi que la présence éventuelle d’une condition de financement.
Dois-je accepter une offre inférieure au prix demandé ?
Non. Avant tout engagement, vous pouvez négocier ou refuser. Comparez prix net, conditions, financement et calendrier.
Puis-je proposer un bien nécessitant des travaux ?
Oui. Présentez son état réel et les documents disponibles. Les travaux à prévoir peuvent intéresser un acquéreur, sans garantir une offre.
La signature d’une offre garantit-elle la vente ?
Non. Une offre acceptée peut engager les parties, mais ne garantit pas l’accomplissement des conditions ni l’aboutissement de la transaction.
Proposer un bien à FARANA IMMO
FARANA IMMO est une société de marchand de biens créée en 2025, implantée à Nantes et dirigée par Karim Jellaba. Elle étudie, pour son compte, des acquisitions résidentielles principalement en Loire-Atlantique et dans les Pays de la Loire.
Pour proposer votre bien à l’achat, indiquez sa commune, sa configuration, son occupation et votre objectif de vente. Précisez les documents disponibles : ils pourront être demandés lors d’un échange ultérieur. Chaque proposition est examinée au cas par cas, sans engagement d’acquisition ni prestation de conseil personnalisé.
Proposer mon bien à FARANA IMMO
Sources officielles
Sources initialement consultées le 11 octobre 2026. Contrôle complémentaire du 12 octobre : ensemble des références ci-dessous. Les règles d’offre, de contrat, de financement, de rétractation, d’occupation et de fiscalité du vendeur ont été contrôlées.
- Métiers : DGFiP — Activité de marchand de biens, doctrine publiée le 4 janvier 2017 ; DGCCRF — Agent immobilier ; Insee — Promotion immobilière, définition mise à jour le 9 février 2021.
- Offre et engagement : Service Public — Offre d’achat, vérifié le 23 mai 2025 ; Code civil, article 1114 et article 1583, versions en vigueur consultées.
- Avant-contrat : Service Public — Promesse unilatérale et compromis, vérifié le 10 avril 2026.
- Conditions suspensives : Code civil, articles 1304 à 1304-7, version en vigueur au 11 octobre 2026.
- Financement professionnel : Code de la consommation, article L. 313-2, version en vigueur depuis le 1er juillet 2016.
- Rétractation : Code de la construction et de l’habitation, article L. 271-1, version en vigueur depuis le 25 novembre 2018.
- Diagnostics : Service Public — Diagnostics de vente, vérifié le 7 mars 2025.
- Occupation : Service Public — Vente en cours de bail, vérifié le 1er janvier 2026.
- Notaire et réalisation : Service Public — Acte de vente, vérifié le 20 juin 2025.
- Information et fiscalité du vendeur : Code civil, article 1112-1, version en vigueur depuis le 1er octobre 2016 ; DGFiP — Je vends un bien immobilier.

